Troisième syndicat, la Confédération paysanne a regretté que l'Assemblée choisisse "l'agro-industrie au détriment de la majorité" des paysans.
Publié le 02/06/2026 21:18
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L'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 2 juin 2026. (ADNAN FARZAT / NurPhoto)
Un premier feu vert. Les députés ont largement adopté, mardi 2 juin, en première lecture, le projet de loi d'urgence agricole, un succès d'étape pour le gouvernement qui espère voir un certain nombre de mesures corrigées au Sénat. Le texte a été approuvé par 369 voix contre 178. Le Sénat dominé par la droite et le centre examinera le texte à partir du 29 juin.La coalition gouvernementale a reçu le soutien du Rassemblement national, globalement satisfait du tour des discussions lors des deux semaines d'examen. La gauche a elle quasi unanimement voté contre. "La droite a préféré déréguler le droit environnemental et a privilégié la défense de la compétitivité", a jugé la députée socialiste Mélanie Thomin, dont le groupe s'était abstenu en commission. La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a salué sur X une "étape décisive", et un texte qui apporte une "réponse concrète" aux agriculteurs, qui avaient de nouveau manifesté leur colère l'hiver dernier.Le projet de loi doit permettre de "lutter contre la concurrence déloyale", "faciliter l'accès à l'eau", "protéger les terres agricoles", "simplifier les projets d'élevage", "protéger les troupeaux contre la prédation du loup", ou encore "renforcer la protection sanitaire" et le "revenu des agriculteurs", a-t-elle listé dans l'hémicycle, a-t-elle détaillé. Troisième syndicat, la Confédération paysanne a elle regretté que l'Assemblée choisisse "l'agro-industrie au détriment de la majorité" des paysans.










