L'Assemblée nationale a adopté lundi soir la loi d'urgence agricole, malgré la controverse sur le recours à des pesticides et des divisions au sein même du camp présidentiel. Le projet doit être définitivement adopté dans la soirée au Sénat. La séance de questions au gouvernement cet après-midi s'annonce électrique. Sébastien Lecornu répond aux députés lors de la séance de questions au gouvernement. REUTERS/Abdul SaboorLiveContexte15:36« Pourquoi l’avez-vous laissé faire ? » : Lecornu interpellé par Chatelain à l’Assemblée« Vous devez une explication aux 2 130 368 signataires de la pétition contre la loi Duplomb et à cette assemblée », déclare Cyrielle Chatelain, présidente du groupe « Écologiste et social » à Sébastien Lecornu.« Aujourd’hui, l’acétamipride et le flupyradifurone sont interdits, demain ils pourront être autorisés par dérogation, pourquoi l’avez-vous laissé faire ? »15:34AlerteSébastien Lecornu accuse les Écologistes de « mensonges » et d’entretenir « la colère avec duplicité »« La colère vient surtout de la réitération successive de plusieurs mensonges, vous entretenez la colère avec duplicité », répond Sébastien Lecornu à Cyrielle Chatelain.« Pourquoi semez-vous le trouble vis-à-vis de l’Anses ? Pourquoi dire que l’Anses est sous le contrôle du gouvernement, alors que la loi qui a été votée cette nuit dit précisément que l’Anses seule peut autoriser la dérogation », poursuit le Premier ministre qui l’invite à « attaquer le texte pour ce qu’il est sur le fond ».15:32« Vous devez une explication aux signataires de la pétition contre la loi Duplomb », charge Cyrielle Chatelain« Monsieur le Premier ministre, vous devez une explication aux 2 130 368 signataires de la pétition contre la loi Duplomb et à cette Assemblée », déclare la présidente du groupe Ecologiste et Social à l'Assemblée nationale. Elle interroge le gouvernement sur la raison pour laquelle il n'a pas soumis au vote la réintroduction de l'acétamipride. 15:30« Sur les 70 mesures du projet de loi, beaucoup de mesures sont utiles »Sébastien Lecornu fait le « vœu » que l’agriculture française sorte « de ce décor politico-politicien de précampagne présidentielle ». « Sur les 70 mesures du projet de loi, beaucoup de mesures sont utiles et l’honnêteté commande de rappeler que la plupart d’entre elles ont été travaillées en concertation avec l’ensemble des organisations professionnelles, avec les élus locaux, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain », affirme-t-il.15:25« On peut redonner à l’Anses la liberté ou non d’assumer la dérogation », estime Sébastien Lecornu« On peut redonner à l’Anses la liberté ou non d’assumer la dérogation », appuie ensuite Sébastien Lecornu. Il invite à combattre « la mesure pour ce qu’elle est, non pas pour ce qu’elle n’est pas ». « Si ce n’est pas de l’émotion, si ce n’est pas de la politique, il faut donc en revenir à ce que ça veut dire », ajoute le Premier ministre.Il décrit un débat qui a « traversé les groupes politiques ». 15:20« Les compromis se forgent ici », répond le Premier ministre Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, répond par la suite à Boris Vallaud. « Les compromis se forgent ici, ils se forgent aussi avec le Sénat », explique-t-il, avant de revenir « à quelques leçons » qu’il tire de la séquence qu’il vient de vivre.« La première leçon que je tire, si on croit vraiment à la science, ce n’est pas vraiment à la carte », poursuit-il. Le Premier ministre indique que « cette mesure qui est sortie de la commission mixte paritaire (…) les Sénateurs sont allés rechercher un amendement socialiste qui avait été déposé sur la PPL Duplomb 1, en disant : avis conforme, le politique ne décide pas et délecte sa capacité de décision à l'Anses, je suis à l'aise intellectuellement avec cette démarche, on peut en redébattre maintenant ». 15:15« Nous n’avons jamais souhaité la réintroduction de molécules », déclare Boris VallaudÀ l’Assemblée nationale, le président du groupe socialiste, Boris Vallaud, reproche au Premier ministre de « passer à côté des urgences agricoles, car la crise agricole est d’abord une crise environnementale doublement, du fait du réchauffement climatique et du fait de la perte de biodiversité ».« Notre position est claire, nous sommes attachés à l’autorité de la science, libérée de toute pression politique et nous n’avons jamais souhaité la réintroduction de molécules, tout le reste est mensonge », ajoute-t-il, expliquant que le Premier ministre a commis « une triple faute », en refusant notamment « d’écarter la question des pesticides ».15:13Bonjour !Bonjour et bienvenue sur ce live consacré à la loi d'urgence agricole, qui a été adoptée dans la nuit par l'Assemblée nationale. ContexteUne adoption dans un climat électriqueFruit d’un compromis entre députés et sénateurs, la loi d’urgence agricole a été adoptée dans la nuit de lundi à mardi à l’Assemblée nationale, dans un climat électrique. Le projet de loi devrait être définitivement adopté dans la soirée au Sénat. Une mesure du texte cristallise les débats : la possibilité donnée à l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) de réintroduire à titre dérogatoire et sous condition deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l'UE. La mesure divise jusque dans le camp présidentiel : la ministre de la Transition écologique Monique Barbut pourrait démissionner en cas d'adoption du texte avec réintroduction dérogatoire des deux pesticides, a fait savoir son entourage.Gestion de l’eau, pesticides, loups… Voici ce que contient le projet de loi.