Le compromis trouvé en commission mixte paritaire sur la loi d’urgence agricole relance les tensions, y compris dans les rangs du gouvernement.

Sept députés et sept sénateurs sont parvenus à un accord en commission mixte paritaire sur la loi d’urgence agricole, élaborée pour répondre à la crise traversée par le monde agricole. Le texte prévoit notamment la réautorisation de deux pesticides jugés nocifs, à condition d’obtenir une dérogation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Autre mesure sensible : une refonte de la gouvernance de l’eau, qui renforce le poids des agriculteurs dans les décisions. Pour ses détracteurs, cette évolution pourrait notamment favoriser le développement des méga-bassines.

Une version que le gouvernement voulait éviter

Cette version est pourtant celle que l’exécutif espérait ne pas voir émerger. Majoritaires au sein de la CMP, la droite et le bloc central ont imposé plusieurs dispositions contestées.