Des élus locaux s'alarment : le projet de loi d'urgence agricole tel que voté par le Sénat va démarrer "une guerre de l'eau". Ils pointent du doigt des amendements réformant la gouvernance de cette ressource précieuse et convoitée. "Je suis très inquiet de la loi telle qu'elle a été votée au Sénat, c'est très clairement (...) une guerre de l'eau qui démarre", a déclaré mercredi Ludovic Brossard, de France Urbaine, association transpartisane des grandes villes et agglomérations.
Comme cet élu référent sur la politique de l'eau, plusieurs ont appelé lors d'une conférence de presse à retirer le volet eau, au cœur du texte, à une semaine de son passage en commission mixte paritaire (CMP). Ludovic Brossard, également président du syndicat d'eau potable du bassin rennais, une région frappée de longue date par la pollution de l'eau aux nitrates, s'inquiète d'une remise en cause des politiques de prévention alors que "le curatif, dont nous avons besoin, (...) ne pourra pas tout".
Dans la ligne de mire des élus, la réforme de la gouvernance de l'eau - au niveau des comités de bassin et des commissions locales de l'eau - qui accorderait une place plus importante aux agriculteurs. Ce, à l'heure d'enjeux de plus en plus épineux sur la disponibilité et la qualité de l'eau.






