Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Critique littéraire Critique littéraire Critique littéraire Essais Essais Essais Chaque semaine, une sélection de parutions récentes, au-delà des titres phares. Article réservé aux abonnés Trois romans, deux récits, deux recueils, une biographie, un essai de sociologie, un autre d’histoire : voici les brèves critiques de dix ouvrages notables en cette vingt-sixième semaine de l’année. Récit. « Du revers », de Luis Torres de la Os Luis Torres de la Osa, né en 1979, fut champion de tennis de la communauté de Valence, avant de raccrocher la raquette à 16 ans. Il choisit dès lors « le flot puissant de la vie contre l’intensité ». La nostalgie de ces années consacrées à l’entraînement et aux tournois imprime délicatement ce premier récit d’une beauté incandescente qui se présente comme un livre sur son sport, certes, mais aussi comme « une enquête sur tout le reste : la beauté, la mélancolie, le désir, le temps, l’amitié, l’échec, la mort ». Sous une plume d’une poésie tout aérienne, l’égrenage des souvenirs de l’athlète adolescent se fait tableau sensible et drôle d’une époque, les années 1980, où la quête d’élégance du jeu semblait l’emporter sur le reste, loin des enjeux du tennis professionnel actuel. L’auteur eut beau vaincre un futur numéro 1 mondial, Juan Carlos Ferrero, lors d’un championnat régional, c’est la beauté inouïe du revers d’un adversaire, désormais tombé dans l’oubli, qu’il retient surtout. S’il puise dans le passé pour interroger la façon dont la balle jaune fascine, ce livre dense, nourri d’aphorismes et de séquences courtes, convoque avec pertinence d’autres partenaires d’écriture, dont David Foster Wallace (1962-2008), autre champion de la discipline, et Vladimir Nabokov (1899-1977), féru d’échecs. Un traité lumineux sur l’art d’être au monde. Ar. S. « Du revers. Quand le tennis devient littérature, mélancolie et beauté du geste » (Nocturno de tenis. Rododendros #1), de Luis Torres de la Osa, traduit de l’espagnol par Delphine Valentin, Métailié, 302 p., 21 €, numérique 10 €. Roman. « Une vie bien rongée », d’Alexandre Guy Il vous reste 88.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les brèves critiques du « Monde des livres » : Jim Harrison, Nathalie Heinich, Françoise Sliwka…
Chaque semaine, une sélection de parutions récentes, au-delà des titres phares.
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