Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Le prénom Le prénom Le prénom Lourd à porter, banal ou original, objet de fierté ou de honte… Nous vivons tous avec un prénom. Oui, mais comment ? Alexandre, 53 ans, réalisateur parisien, a récemment découvert que son grand-père paternel, Pierre, a été collaborateur et milicien pendant la seconde guerre mondiale. Article réservé aux abonnés Alexandre est né en 1972 à Suresnes (Hauts-de-Seine). Son deuxième prénom, Pierre-Louis, agrège les prénoms de ses deux grands-pères. Cela n’a pas vraiment d’importance pour lui : plus qu’un second prénom, c’est un prénom secondaire. « Je l’envisage comme un bagage invisible que l’on trimballe avec soi mais que l’on n’utilise pas. Cela incarne aussi ce que l’on aurait pu être, ce à quoi on a échappé. » Jusqu’à ce que ce prénom périphérique devienne, l’année de ses 50 ans, le point d’entrée d’un encombrant secret de famille. Alexandre grandit dans une famille aisée à Puteaux (Hauts-de-Seine). Ses parents sont publicitaires. Ils aiment la fête et s’absentent souvent. Très tôt, il a l’impression d’évoluer dans une ambiance de duplicité et de faux-semblants. « Comme si je vivais dans une pièce de théâtre et que tout le monde était en représentation. C’était très perturbant. » L’histoire de sa famille lui semble chargée de silence et de mystère. Il vous reste 84.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.