Deux ans et demi après son dépôt, le Parlement a adopté définitivement, ce lundi 29 juin une proposition de loi destinée à freiner l’essor de la mode jetable, symbolisée par le géant asiatique Shein. Le dispositif a toutefois été recentré sur l’"ultra fast fashion", avec l’objectif affiché de préserver "l’emploi français".

Ce texte porté par la députée Horizons Anne-Cécile Violland permet de "viser juste et fort", a salué le ministre du Commerce, Serge Papin, qui soutient cette initiative. Selon le ministre, les principaux acteurs visés sont "Shein, Temu et AliExpress", dont le modèle économique repose sur "l’accumulation" et le "renouvellement permanent" des produits.

Alors que le secteur textile représente près de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ces plateformes sont accusées d'inonder le marché de produits bas de gamme à prix cassés, générant des montagnes de déchets et une importante pollution.

Malus financierDans sa version finale, la loi cible avant tout l’"ultra fast fashion", autrement dit la "mode ultra-express", incarnée notamment par des plateformes comme Shein ou Temu. Cette notion repose sur deux critères cumulatifs : l’ampleur des volumes de vêtements mis sur le marché et un indicateur mesurant l’écart entre le prix d’un produit et le coût de sa réparation.