Des vêtements de la marque d’ultrafast-fashion Shein suspendus dans ses locaux à Sao Paulo, au Brésil, le 15 décembre 2025. JORGE SILVA / REUTERS
Deux ans et demi après son dépôt, le Parlement a définitivement adopté, lundi 29 juin, une proposition de loi visant à enrayer l’essor de la mode éphémère, incarnée par le géant asiatique Shein, mais avec un dispositif resserré autour de l’ultrafast-fashion.
Pénalités financières, interdiction de publicité… les parlementaires et le gouvernement ont œuvré pour tenter de freiner ce phénomène en pleine expansion. Alors que le secteur textile représente près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, des plateformes sont accusées d’inonder le marché de produits bas de gamme à prix cassés, générant des montagnes de déchets et une importante pollution.
« Trois plateformes portent cette déferlante. Leurs noms, encore inconnus il y a trois ans, (…) sont désormais dans la bouche de chaque Français : c’est Temu, Shein et AliExpress », a déclaré le ministre du commerce, Serge Papin, lors de l’adoption du texte à l’Assemblée nationale la semaine dernière. C’était, lundi, au tour du Sénat de se prononcer sur ce texte de compromis, négocié entre les deux chambres.












