Les logos de Shein et Temu. DADO RUVIC / REUTERS
L’Assemblée nationale a adopté, mercredi 24 juin, une proposition de loi visant à enrayer l’essor de l’ultrafast-fashion, dont l’entreprise Shein est devenue le symbole, mais les députés de gauche se sont dits « déçus » du texte, dont l’ambition a été réduite par rapport à sa première version adoptée il y a deux ans. Ce vote, en pleine canicule en France, ouvre la voie à son adoption définitive au Sénat lundi prochain.
« Le secteur textile représente près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre », a rappelé la rapporteuse du texte Anne-Cécile Violland (Horizons), en se félicitant d’un « premier pas décisif » devant « montrer la voie à l’Europe ».
La proposition de loi, remaniée la semaine dernière pour obtenir un accord entre députés et sénateurs, a été adoptée mercredi à l’unanimité par 338 députés ; cependant, les groupes socialiste, écologiste, « insoumis » et la vaste majorité du groupe communiste se sont abstenus.
Le texte vise désormais la mode ultrarapide, définie par deux critères cumulatifs : la largeur de gamme, c’est-à-dire les volumes de vêtements mis sur le marché, et l’incitation à réparer (un coefficient entre le prix du produit et le coût de sa réparation éventuelle). Les seuils relatifs au nombre de vêtements référencés, ainsi que ce coefficient, seront définis par décret.







