Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Mort de Lyhanna Mort de Lyhanna Mort de Lyhanna Tribune Collectif Dans une tribune au « Monde », le bureau de la Conférence nationale des procureurs généraux plaide pour la mise en place d’« Assises des violences sur mineurs », capables d’établir une stratégie nationale afin que la réponse publique soit à la hauteur de l’évolution de cette criminalité. Publié aujourd’hui à 17h00, modifié à 17h04 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Le décès tragique de la petite Lyhanna a profondément ému notre pays. Il appelle, au-delà de l’émotion légitime qu’il suscite, une réflexion lucide sur notre capacité collective à prévenir, détecter et traiter les violences commises sur les mineurs. La Conférence nationale des procureurs généraux a pris connaissance du prérapport d’inspection relatif au traitement de la plainte déposée le 18 août 2025. Elle considère que ce rapport présente un diagnostic équilibré. Il évoque d’éventuelles défaillances ou dysfonctionnements individuels, mais surtout des difficultés structurelles qui dépassent largement cette seule procédure. Sa réalité est donc assez éloignée de l’exploitation qui a pu en être faite par certains et continue d’être répandue pour discréditer globalement la justice. Les responsabilités individuelles, lorsqu’elles sont établies, doivent naturellement être recherchées et, le cas échéant, sanctionnées dans le respect des procédures disciplinaires prévues par notre Etat de droit qui fait intervenir le Conseil supérieur de la magistrature, organe constitutionnel composé d’une majorité de non-magistrats. Cette responsabilité disciplinaire est, contrairement aux affirmations véhiculées médiatiquement, effective et assumée puisque plus de 50 magistrats ont été sanctionnés dans les dix dernières années, dont le tiers n’exerce plus. Une tension structurelle Les dimensions individuelles ne sauraient toutefois occulter une réalité plus profonde que les inspections objectivent avec précision : la totale inadaptation des capacités dont disposent les services d’enquête et les juridictions pour répondre à l’évolution des violences faites aux mineurs. Depuis plusieurs années, les infractions sexuelles et physiques commises sur les mineurs connaissent une progression forte et continue. Dans le même temps, les procédures s’accumulent dans les services d’enquête, les stocks augmentent, les délais s’allongent et les outils informatiques comme les moyens humains ne permettent plus d’assurer un traitement aussi rapide et sécurisé que l’exigent la gravité des faits et les attentes légitimes des victimes. Il vous reste 65.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le drame de la mort de Lyhanna doit être l’occasion d’un sursaut collectif » : l’appel de la Conférence nationale des procureurs généraux
TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », le bureau de la Conférence nationale des procureurs généraux plaide pour la mise en place d’« Assises des violences sur mineurs », capables d’établir une stratégie nationale afin que la réponse publique soit à la hauteur de l’évolution de cette criminalité.







