Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Zoologie Zoologie Zoologie Chronique Nathaniel Herzberg Une équipe de chercheurs a découvert des centaines de carcasses fossilisées de baleine au sud-ouest de l’Australie. Etalé sur 1 200 kilomètres, cela constitue le plus important, le plus profond et le plus ancien cimetière d’ossements de cétacés jamais observé. Publié aujourd’hui à 15h30 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Le cimetière des éléphants est un mythe. Popularisée par l’explorateur écossais David Livingstone au milieu du XIXᵉ siècle, la légende qui voudrait que les pachydermes se rassemblent pour mourir a alimenté – et alimente toujours – littérature, cinéma, jeux vidéo et métaphores politiques. La science, elle, a tiré un trait sur cette construction largement anthropomorphe. Les baleines vont-elles prendre le relais ? La découverte de la plus grande, la plus profonde, la plus ancienne « nécropole » de cétacés jamais observée promet en tout cas d’alimenter la machine à rêves. Dans un article publié dans la revue Nature le 10 juin, une équipe de chercheurs chinois, italiens et néo-zélandais dresse le détail d’une pêche miraculeuse : les restes de plusieurs centaines d’animaux, quelques individus morts récemment et d’autres vieux de plusieurs millions d’années, des espèces éteintes ou jamais observées, et un écosystème marin se nourrissant sur la bête et jusqu’ici inconnu. Le tout, réparti dans une faille de 1 200 kilomètres de long, au sud-est de l’océan Indien. Tout a commencé par une expédition géologique. Le Global Hadal Exploration Program tente de mieux connaître les fonds marins de notre planète. Immergée entre 5 000 et 7 000 mètres sous la mer, la longue fracture Diamantina, constituée après la séparation de l’Antarctique et de l’Australie, il y a quelque 50 millions d’années, en fait partie. Pour l’explorer, l’Académie des sciences de Chine a mis à disposition le submersible Fendouzhe (« lutteur »). Et c’est en parcourant la faille que la caméra du drone a découvert, en février 2023, la première carcasse. Il vous reste 58.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.