Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Critique littéraire Critique littéraire Critique littéraire Romans francophones Romans francophones Romans francophones Jusqu’ici écrivain du passage à l’âge adulte, l’auteur livre ici un roman du temps perdu avec ce récit d’un héros amnésique se confrontant aux mystères d’une île grecque. Article réservé aux abonnés « Un été sans fin », de Joseph d’Anvers, Rivages, 224 p., 20 €, numérique 15 €. Les premiers romans de Joseph d’Anvers avaient fait du chanteur, compositeur et parolier, collaborateur, notamment, de Miossec, d’Alain Bashung ou de Dominique A, un écrivain du passage à l’âge adulte. Juste une balle perdue ou Un garçon ordinaire (Rivages, 2020 et 2023) mettaient en scène des adolescents et de très jeunes adultes qui voulaient vivre de fêtes, d’amour et de musique. S’inquiétant peu du lendemain, s’enflammant et s’étourdissant sans penser aux conséquences de leurs excès, ils se disaient volontiers nihilistes. Pendant quelques pages, Un été sans fin semble s’inscrire dans la même veine. Paul Sinner se réveille dans une chambre d’hôtel, à Perasma, une île grecque paradisiaque. Amnésique, à la suite d’un accident de voiture, lui dit-on, il aurait pu tout aussi bien être victime d’un black-out alcoolique. Sans contraintes d’argent, sans activité professionnelle, sans avoir à se préoccuper des tâches habituelles de la vie quotidienne, puisque sa convalescence est entièrement prise en charge par on ne sait qui, il peut vivre au jour le jour, passer des nuits d’ivresse en boîte de nuit, tomber amoureux, se faire de nouveaux amis, transgresser gentiment les interdits qu’on lui énonce au détour d’une phrase. Doit-il éviter de se rendre dans certains coins de l’île ? Il s’y rend évidemment et se demande bien pourquoi on a pu vouloir l’en empêcher. Il vous reste 59.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Dans « Un été sans fin », quatrième roman de Joseph d’Anvers, la fête est finie
Jusqu’ici écrivain du passage à l’âge adulte, l’auteur livre ici un roman du temps perdu avec ce récit d’un héros amnésique se confrontant aux mystères d’une île grecque.
Joseph d'Anvers publie « Un été sans fin » où le protagoniste amnésique confronte les mystères d'une île grecque, marquant un tournant narratif. Évolution de l'auteur du coming-of-age vers le temps perdu, signalant une maturité littéraire et expansion du lectorat.









