Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans francophones Romans francophones Romans francophones Le roman d’anticipation de l’écrivain plonge le pays dans une révolution douce en forme d’utopie joyeuse. Si plus rien ne marche, alors on peut tout repenser, juge un nouveau président. Article réservé aux abonnés « Le Jour zéro », d’Hadrien Klent, Le Tripode, 408 p., 21 €. Inutile de miser sur Edouard Philippe, Jordan Bardella ou Jean-Luc Mélenchon. Le prochain président de la République se nomme Jean-Sébastien Piller, du moins dans le nouveau roman d’Hadrien Klent. Normale-Sup, l’ENA, conseiller spécial, ministre : Piller est un homme politique au parcours classique. Jusqu’au jour où tout se détraque. S’effondre. Un mardi de juin, alors que le nouveau président croit tout maîtriser depuis l’Elysée, un orage solaire surpuissant frappe la Terre. Les centrales nucléaires sont à deux doigts d’exploser. Elles tiennent finalement le choc, mais cessent de fonctionner, comme l’ensemble des appareils comportant des composants électroniques. Soudain, plus d’ordinateurs, plus d’Internet, plus d’avions ni de voitures, plus de trains, plus de télés… Plus rien ne marche. La fin du monde ? Pour quelques personnes, dont Piller, voici plutôt l’occasion rêvée de tout réinventer. Le mantra de Gébé Les récits d’anticipation offrent souvent une version noire de l’avenir, où une poignée de survivants peinent à surmonter l’apocalypse qui a tout ravagé. Le Jour zéro propose l’exact inverse. Un cataclysme a bien eu lieu. Mais un cataclysme soft, sans dommages humains majeurs. Il a seulement mis au rebut de façon accélérée tout ce que la civilisation pouvait avoir de pesant, de destructeur, et il force les rescapés à repartir sur de nouvelles bases. Une sorte de tri sélectif express à l’échelle mondiale. Un moment positif, comme c’est le principe dans le solarpunk, ce genre littéraire où les catastrophes débouchent sur des utopies joyeuses et optimistes. Il vous reste 52.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Après un orage solaire, la France se réinvente dans « Le Jour zéro », d’Hadrien Klent
Le roman d’anticipation de l’écrivain plonge le pays dans une révolution douce en forme d’utopie joyeuse. Si plus rien ne marche, alors on peut tout repenser, juge un nouveau président.









