Accueil
Suisse
Publié le 12 juin 2026 à 19:18. / Modifié le 12 juin 2026 à 19:22.
2 min. de lecture
Mieux vaut prévenir que guérir. Le Conseil fédéral a convoqué la sagesse populaire pour se saisir de l’émotionnel débat sur les langues nationales. Il met en consultation un projet de loi dite «préventive»: elle n’entrera en vigueur que si les cantons remettent en cause la stratégie nationale des langues, intégrée au concordat HarmoS. Autrement dit, que si les cantons – et même un seul d’entre eux – décident de repousser l’apprentissage d’une deuxième langue nationale.Elisabeth Baume-Schneider passe donc de la parole aux actes. Et c’est courageux. A plusieurs reprises déjà, la conseillère fédérale a dit sa préoccupation face aux velléités de certains cantons alémaniques de supprimer le français à l’école obligatoire, s’asseyant ainsi sur un compromis national âprement négocié il y a plus de 20 ans. Là où son prédécesseur Alain Berset avait vaguement haussé le ton, elle passe à l’action. Et ça n’est pas évident. Au pays du fédéralisme, l’école obligatoire reste une compétence cantonale jalousement gardée. Y mettre son nez ne se fera pas sans créer quelques remous.







