Des électeurs votent devant une école à Hundwil (Suisse), le 14 juin 2026. MICHAELA STACHE/REUTERS
En Suisse, le gouvernement, les milieux économiques, les partenaires sociaux et les principaux partis ont exprimé dimanche 14 juin leur soulagement à la suite du rejet, par plus de 54 % des votants, de l’initiative anti-immigration portée par l’extrême droite, qui visait à plafonner le nombre d’habitants du pays alpin.
« Par leur décision d’aujourd’hui, les citoyennes et citoyens ont donné un signal de stabilité, d’ouverture et de fiabilité », a salué le ministre de la justice et de la police suisse, Beat Jans, lors d’une conférence de presse, après avoir annoncé le résultat. Le scrutin a enregistré une forte participation, proche de 59 %.
Portée par l’Union démocratique du centre (UDC, droite radicale), premier parti du pays, cette initiative, dans une Suisse où les étrangers représentent plus d’un quart de la population, visait à limiter l’immigration afin d’empêcher que les résidents permanents soient plus de 10 millions avant 2050 – le pays en compte actuellement 9,5 millions.
La proposition a été rejetée par une majorité de cantons, les scores les plus élevés en faveur du non ayant été enregistrés à Bâle-Ville (73,48 %), à Neuchâtel (67,26 %) et à Genève (65,42 %).










