Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Architecture Architecture Architecture Un an après être sortie de terre, la cité utopiste « Haï Bi Tai », complexe résidentiel de 1800 logements, vertical et communautaire, la moitié des appartements demeurent inhabités, en raison d’une crise immobilière sur les achats Article réservé aux abonnés En 1967, pendant l’Exposition universelle de Montréal, Moshe Safdie, 29 ans, fraîchement diplômé d’architecture de l’université canadienne McGill, présentait son utopie moderniste, Habitat 67. Soit 345 modules de béton, des logements superposés comme un gigantesque jeu de Lego, en bordure du fleuve Saint-Laurent. Son objectif, écrivait alors Moshe Safdie, était de « créer un quartier dynamique avec des espaces ouverts, des terrasses-jardins et de nombreuses autres commodités – généralement réservées à la maison unifamiliale – désormais adaptées à un environnement urbain à haute densité ». Pour Safdie, l’architecture devait aussi et doit encore servir la création de foyers et de communautés. Près d’un demi-siècle plus tard, cette vision a rejailli à l’échelle XXL, à l’autre bout de la planète, au bord d’une plage de Qinhuangdao, dans la province du Hebei. Cette ville du détroit de Bohai, à 330 kilomètres à l’est de Pékin, accueille le plus grand port de chargement de charbon au monde. Mais la ville se rêve en station balnéaire, à l’image de Beidaihe, 20 kilomètres plus loin, où les officiels et vétérans du Parti communiste chinois, chaque été, prennent leurs congés. Le lieu était tapissé d’immeubles monotones. Il lui fallait un écrin remarquable. Il vous reste 81.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Qinhuangdao, en Chine, la cité futuriste de l’architecte israélo-américain Moshe Safdie conjugue densité urbaine et bien-vivre
Un an après être sortie de terre, la cité utopiste « Haï Bi Tai », complexe résidentiel de 1800 logements, vertical et communautaire, la moitié des appartements demeurent inhabités, en raison d’une crise immobilière sur les achats










