Publié le 10 juin 2026 à 06:00. / Modifié le 10 juin 2026 à 07:45.
On appelle ça la glorieuse incertitude du sport. Tant que le match n’est pas terminé, il faut jouer. Johan Eliasch ressemble certes à quelqu’un qui va perdre son poste de président de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS). Mais ses adversaires – ils sont nombreux et remontés, comme on l’a vu lors des deux premiers épisodes – restent sur le qui-vive. L’histoire montre que tout peut basculer la veille d’un scrutin et il y a encore des voix à gratter d’ici jeudi.Depuis lundi, ça grouille dans les couloirs du Crowne Plaza de Belgrade. «C’est l’hôtel où tout va se passer, en plus des quelques autres hôtels où se passera ce que tout le monde ne doit pas voir», esquisse une voix de l’opposition, évoquant une «atmosphère tendue». La récente démission d’Urs Lehmann, CEO de la FIS (renvoi au papier?) n’a rien arrangé, tandis que le jeu des promesses et des influences se poursuit.
Des manoeuvres russes?
Pour putscher Johan Eliasch, les nations historiques du ski alpin (Allemagne, Autriche, Suisse, Norvège, USA) doivent rallier la majorité des 132 voix. Vu leur puissance, elles entraînent beaucoup de monde dans leur sillage, dont la majorité des grands électeurs (19 pays à trois voix), à voter pour le Liechtensteinois Alexander Ospelt. Il est prévu, afin de ne pas éparpiller les suffrages, que la Britannique Victoria Gosling se retire de la course en last minute.Eliasch, qui candidate sous bannière géorgienne (l’un des 16 pays à deux voix) a au moins un géant de son côté, quoi qu’en guerre. «La Russie reste l’un des pays les plus engagés au sein des fédérations sportives internationales. Quand ils ne contrôlent pas directement les choses, ils le font indirectement, de façon opaque», note Patrick Clastres, historien du sport.














