Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Affaire Lyhanna Affaire Lyhanna Affaire Lyhanna Interrogés par les sénateurs de la commission des lois, mardi 9 juin, sur les moyens insuffisants et les dysfonctionnements systémiques dans la prise en charge des victimes de violences, les ministres de l’intérieur et de la justice ont insisté sur une incompréhensible suite d’erreurs et de manquements individuels. Article réservé aux abonnés D’un geste vif, il a repoussé le micro une fois son intervention conclue, la voix tremblante. Face aux ministres de la justice et de l’intérieur, Gérald Darmanin et Laurent Nuñez, auditionnés par la commission des lois du Sénat, mardi 9 juin, en pleine tourmente de l’affaire Lyhanna, le sénateur socialiste de l’Hérault Hussein Bourgi n’est pas venu avec des questions mais des faits : une plainte déposée dans l’Hérault pour le viol d’une enfant de 5 ans par un septuagénaire classée sans suite. Transmise à la brigade de gendarmerie de Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), dans le département où réside le suspect – la même unité qui avait reçu une plainte pour viol sur une enfant de 10 ans mettant en cause Jérôme Barella, soupçonné d’être l’assassin de Lyhanna –, cette procédure s’est conclue par la convocation du suspect en octobre 2025, plus d’un an après le dépôt de plainte, pour « une vingtaine de questions et une heure et demie d’audition » selon le parlementaire. Puis l’affaire a été classée sans suite en novembre 2025. « On a indiqué aux parents qu’un courrier leur serait adressé afin d’expliquer les motifs du classement sans suite [décidé en dépit d’éléments apparemment accablants], précise Hussein Bourgi. Nous sommes en juin 2026, ledit courrier n’est toujours pas arrivé. » Selon le sénateur, les parents se sont vus répondre que la procédure serait conservée « au cas où on aurait d’autres plaignants ou de nouveaux plaignants ». Il vous reste 67.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.