Violences sexistes et sexuelles

— Analyse

S’il présente ses « excuses » pour les dysfonctionnements de la justice dans cette affaire, le garde des Sceaux évoque surtout des sanctions à venir contre des magistrats. Il refuse d’examiner sa responsabilité politique. Et balaye la question des moyens alloués à ce type d’enquête, pourtant cruciale.

Que faisait donc le ministre des comptes publics, vendredi 5 juin, à la réunion de crise de Matignon consacrée à « l’affaire Jérôme Barella », du nom du suspect numéro un dans la mort de la petite Lyhanna ? Sa convocation aux côtés des ministres de la justice et de l’intérieur pouvait laisser penser que l’exécutif allait établir un lien entre sa politique budgétaire et les dysfonctionnements de la justice et de la gendarmerie à l’origine du scandale.