Publié le 06/06/2026 14:25

Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min

L'affaire Lyhanna place le gouvernement sous le feu des critiques. Vendredi 5 juin, le garde des Sceaux Gérald Darmanin présentait ses excuses. Le ministre de la Justice a reconnu un échec, pointé du doigt la responsabilité des magistrats et proposé d'éventuelles sanctions.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Plus les jours passent et plus les plaintes contre Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna, s'accumulent. Dernière en date à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor, pour des faits remontant à 2023 et qui se seraient déroulés dans le Gers. La plainte avait été déposée il y a quelques mois contre X. Aujourd'hui, la petite fille dit reconnaître son agresseur après la médiatisation de l'affaire Liana. Jérôme Barella est visé par au moins sept plaintes au signalement depuis 2017. Jusqu'à Saint-Brieuc, la consternation est immense. "Regardez le nombre d'enfants qui ont été dans le même style que la petite. Ce n'est pas aujourd'hui, ça fait combien d'enfants ? C'est une défaillance de l'État" ; "Pour moi, cette personne-là avec son passé et ce qu'on sait d'elle, si jamais c'est cet homme-là, n'aurait pas dû être en liberté comme ça", estiment plusieurs habitants. L'émotion partout en France. Et une question : comment Jérôme Barella a-t-il pu échapper pendant si longtemps à la justice ? Le garde des Sceaux reconnaît un dysfonctionnement et a présenté publiquement ses excuses hier soir. "Aujourd'hui, l'institution judiciaire n'a pas su protéger cette petite fille. J'en tirerai toutes les conséquences et au nom de la justice, comme ministre, je veux présenter mes excuses à cette famille et aux Français qui sont légitimement choqués, terrifiés de voir de telles défaillances", a déclaré le ministre de la Justice. Gérald Darmanin évoque déjà de possibles sanctions contre des magistrats. Une réponse ferme, mais peut-être trop rapide pour la Conférence nationale des procureurs. L'enquête administrative vient à peine de débuter et les premières conclusions sont attendues dans deux semaines."Ce que nous trouvons assez incroyable, c'est de dire que d'accord, on lance une inspection, mais de toute façon, il y a des dysfonctionnements et de toute façon, on aurait dû faire ci et de toute façon, il aurait fallu faire ça. Mais enfin, est-ce qu'on peut laisser les inspections travailler ?", questionne le président de la conférence nationale des procureurs de la République. Certains magistrats rappellent que la justice française manque cruellement de moyens. En France, on compte trois procureurs pour 100 000 habitants. C'est quatre fois moins que la moyenne européenne.