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"Lyhanna, c'est l'injustice, la victime, la mort de trop." Quelques jours après les obsèques de la jeune Lyhanna, et alors que les réponses législatives à cette affaire sont encore au cœur des débats, la réalisatrice et comédienne Andréa Bescond souligne le manque de moyens de la justice française, qui ne pouvait que mener à des défaillances comme celles constatées dans l'affaire Lyhanna.
"Il y a forcément des défaillances humaines si on ne donne pas aux gens les moyens de travailler", déclare-t-elle, invitée du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, ce dimanche 14 juin, face aux critiques faites aux responsabilités individuelles des magistrats dans la prise en charge du dossier.
Si le gouvernement rappelle que les moyens alloués à la justice ont augmenté au cours des dernières années, la réalisatrice rappelle qu'on "part de tellement bas au niveau du budget de la justice en France", qui se place encore parmi les derniers pays européens en matière de moyens donnés à la justice.
À la place de Darmanin, elle "aurait démissionné de honte"Si elle n'appelle pas directement à la démission du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, comme ont pu le faire d'autres personnalités publiques, Andréa Bescond assure toutefois qu'à sa place, elle "aurait démissionné de honte". Elle souligne un manque de confiance au niveau personnel envers le ministre de la Justice : "J’ai du mal à faire confiance à quelqu’un qui, pas plus tard que la semaine dernière, a déclaré sur les réseaux sociaux que trois enfants sont victimes de viol chaque semaine" alors que ce chiffre est en réalité beaucoup plus haut, rappelle la comédienne.














