Andrea Bescond et Remy Heitz sont les invités du Grand Jury

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C'est le constat qui se dégage dans le sillon de l'affaire Lyhanna : la justice peut et doit faire mieux. À la lumière des défaillances judiciaires qui ont conduit à la mort de la petite Lyhanna, 11 ans, Rémy Heitz, le plus haut procureur de France, reconnaît un "échec collectif". Invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6 ce dimanche 14 juin, le procureur général près la Cour de cassation appelle à "progresser" afin d'éviter à l'avenir de tels dysfonctionnements.

"Nous ne sommes pas face à une impuissance publique, nous pouvons progresser. L'urgence, c'est de revoir nos procédures, et de voir comment on peut améliorer les choses", affirme le haut magistrat. Il évoque ainsi un système qui selon lui fonctionne dans la majorité des cas, mais reconnaît que le cas de Lyhanna "a échappé au label de l'urgence".

Un "rattrapage" en matière de moyens pour la justiceIl revient bien entendu sur le manque de moyens de la justice française, l'une des principales failles pointées du doigt dans l'affaire Lyhanna. S'il reconnaît une hausse des moyens alloués, qui ont augmenté de 54% ces dernières années, il rappelle que la France reste à la traîne en matière de justice. La hausse du budget de la justice les années passées "reste quand même globalement un rattrapage", puisqu'"il y a 3-4 fois plus de procureurs dans les autres pays européens".