Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Culture Culture Culture Tribune Collectif Soumis à des pressions, le réalisateur, auteur du film « Oui », a renoncé à participer au FID Marseille. Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités issues notamment du monde du cinéma s’inquiète de voir des logiques d’intimidation se substituer à la réflexion collective sur le rôle de la culture lors des crises politiques. Publié aujourd’hui à 18h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Les pressions exercées ces dernières semaines autour de la présence du réalisateur Nadav Lapid à la prochaine édition du FID Marseille [du 7 au 12 juillet] ne peuvent être passées sous silence. Appels au boycott du festival, menaces adressées à ses partenaires et à ses financeurs, campagne d’intimidation menée par certaines personnalités du monde du cinéma, retraits de films : tout a concouru à empêcher sa participation. D’abord comme membre du jury, fonction à laquelle le festival a décidé de renoncer sous la pression, puis finalement comme cinéaste invité à présenter un de ses films et à rencontrer le public lors d’une master class qui ne peut in fine se tenir dans les conditions d’un véritable échange, compte tenu du climat entourant sa venue. A mesure que les semaines passaient, ce n’était plus le rôle de Nadav Lapid au sein du festival qui posait problème, mais sa pure et simple présence. Il ne s’agit pas d’un désaccord critique ni d’un débat artistique. Il s’agit d’une volonté d’écarter un cinéaste d’un espace de discussion et de création. Et cela appelle une réaction claire, non parce qu’elle viserait une personne en particulier, mais parce qu’elle engage une certaine idée du cinéma et de la culture. Logique d’assignation et d’intimidations Il faut d’abord reconnaître le contexte dans lequel ces mobilisations prennent place. Face à la logique génocidaire déployée actuellement contre le peuple palestinien à Gaza et face à l’impuissance des institutions politiques et à la faiblesse des réponses collectives, nombre de personnes cherchent légitimement des formes d’action. Les questions de solidarité, de responsabilité et de résistance traversent aujourd’hui le monde culturel. Elles méritent d’être discutées sérieusement, tant elles engagent des enjeux politiques et éthiques majeurs. Mais ce qui est en jeu ici est plus simple : un artiste est réduit à sa nationalité. Il vous reste 65.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Inviter un artiste dans un festival n’est pas l’ériger en ambassadeur culturel » : plus de 350 personnalités en soutien au cinéaste israélien Nadav Lapid
TRIBUNE. Soumis à des pressions, le réalisateur, auteur du film « Oui », a renoncé à participer au FID Marseille. Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités issues notamment du monde du cinéma s’inquiète de voir des logiques d’intimidation se substituer à la réflexion collective sur le rôle de la culture lors des crises politiques.







