Publié le 04/06/2026 15:31
Mis à jour le 04/06/2026 15:32
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Alors que mercredi 3 juin, Israël et le Liban ont convenu d'un cessez-le-feu à Washington (États-Unis), l'armée israélienne a poursuivi ses frappes dans le sud du Liban, jeudi 4 juin. Si, selon Donald Trump, Israël et le Hezbollah ne vont pas briser l'accord, les habitants de Beyrouth restent sceptiques sur sa durabilité.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Encore des frappes israéliennes au sud du Liban, dans la matinée du jeudi 4 juin. Et de nouveaux ordres d'évacuation émis par l'armée. Israël poursuit son offensive au Liban contre le Hezbollah, alors qu'à des milliers de kilomètres de là, à Washington (États-Unis) mercredi soir, le Liban et Israël convenaient d'un cessez-le-feu conditionné à l'arrêt complet des tirs de la milice chiite. "Tous les pays affirment que la future relation entre Israël et le Liban doit être décidée par les deux gouvernements souverains et rejettent toute tentative de la part d'un acteur étatique ou non étatique de prendre en otage l'avenir du Liban", a déclaré Daniel Holler, conseiller du Département d'État américain.Référence explicite au Hezbollah et son parrain iranien. Car Téhéran conditionne la poursuite des négociations avec les États-Unis à la fin des frappes israéliennes à Beyrouth, le fief de la milice chiite. "Nous avons parlé au Hezbollah pour la toute première fois. Nous ne savions pas qu'ils parlaient et ils ont accepté hier. Ils ne vont pas tirer. Israël ne va pas tirer. On va voir", a ainsi indiqué Donald Trump.Ce nouveau cessez-le-feu, personne n'y croit vraiment. Une trêve avait bien été décrétée le 17 avril dernier. Elle a été rompue tous les jours. Et aujourd'hui, Israël affirme se réserver toute liberté d'action. Le Hezbollah, de son côté, refuse de se retirer du sud du Liban et multiplie les attaques, notamment de drones, contre l'armée israélienne. Dans la capitale libanaise, c'est le scepticisme qui règne, ce jeudi matin. "Au vu de l'expérience passée avec Israël, une fois qu'ils commencent une occupation, ils ne se retirent pas de sitôt", estime Hassan Dakhlallah, déplacé libanais. "S'il y a un cessez-le-feu, personne ne doit être en mesure de le rompre et ça doit inclure un retrait de nos territoires occupés par Israël", affirme Suad Attia, habitante de Beyrouth (Liban). Ce jeudi matin, un casque bleu de nationalité serbe de 37 ans est mort après avoir été touché par un projectile sur la base de l'ONU au Liban. Une enquête est en cours.













