Monde Proche et Moyen-OrientMoyen-Orient. Israël et le Liban ont annoncé mercredi avoir convenu de mettre en place un cessez-le-feu, subordonné à l'arrêt des tirs du Hezbollah. Il intervient alors que Washington et Téhéran poursuivent difficilement leurs propres négociations dans un contexte régional toujours marqué par les violences.Publié le 04/06/2026 à 08:30Israël et le Liban ont convenu mercredi 3 juin depuis Washington de mettre en œuvre un cessez-le-feu afin de mettre fin aux hostilités.REUTERSUn cessez-le-feu conditionnel a été convenu mercredi 3 juin entre Israël et le Liban. La nouvelle ravive légèrement les espoirs d’un accord à venir avec l’Iran, puisque l’agence de presse iranienne Fars, citant une source proche de l'équipe de négociateurs, avait rapporté plus tôt que Téhéran n'accepterait aucun accord avec les Etats-Unis qui n'inclurait pas le Liban. Un premier cessez-le-feu avait déjà été établi en avril dernier, mais n'avait tenu que quelques jours."À l’issue des négociations menées sous l’égide des Etats-Unis, Israël et le Liban sont convenus de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans une déclaration signée des trois parties après deux jours de négociation à Washington.Les acteurs extérieurs ne prendront pas "en otage" l’avenir du Liban"Les deux parties sont convenues de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l’exclusion de tous les acteurs non étatiques", poursuit le communiqué officiel. Les modalités d’établissement de ces zones de sécurité n'ont pas encore été précisées.Le texte insiste sur le fait que "tous les pays ont réaffirmé que l’avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d’un État ou d’un acteur non étatique, de prendre en otage l’avenir du Liban", une référence implicite à l’Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien. Les deux pays participeront aussi à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin, pour tenter "de progresser vers un accord global de paix et de sécurité".Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis piétinentLa nouvelle de cet accord est bienvenue, alors que les discussions autour d’un potentiel accord entre les Etats-Unis et l’Iran achoppent depuis des semaines… Et que les hostilités continuent de se multiplier au Moyen-Orient. Mercredi, l’aéroport du Koweït a été touché par des projectiles, qui ont fait un mort et plusieurs dizaines de blessés. L’attaque n’a pas été revendiquée par les Gardiens de la Révolution iraniens, qui revendiquent néanmoins des attaques contre le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn, une base aérienne américaine et un navire. Les États-Unis ont quant à eux bombardé un centre de commandement sur l’île de Qechm, dans le détroit d’Ormuz, où de nouveaux navires ont été pris pour cible par les deux camps.Le tout, alors qu’un cessez-le-feu est censé être en cours entre Washington et Téhéran. Dans un article publié le 3 juin, le Wall Street Journal a rapporté que selon ses informations, Donald Trump aurait tracé en privé une ligne rouge auprès de ses conseillers : ce cessez-le-feu pourrait prendre fin, si Téhéran tuait des soldats américains. En coulisse, les négociations se poursuivent entre l’Iran et les Etats-Unis, qui continuent de faire miroiter la possibilité imminente d’un accord qui ressemblerait à ce stade d’avantage à un deal commercial qu’à un accord de paix.