Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Médias Médias Médias Sport Sport Sport L’association Femmes journalistes de sport publie, mardi 2 juin, une étude chiffrée sur la quasi-absence d’évolution des rédactions vers davantage de parité au sein des rubriques sportives. Article réservé aux abonnés « Nous sommes encore à l’âge de pierre de l’intégration des femmes au sein des rédactions de sport. » Le constat dressé par la journaliste Mejdaline Mhiri, coprésidente et cofondatrice de l’association Femmes journalistes de sport, est amer. La féminisation des rubriques sports dans les médias français n’a toujours pas lieu, malgré les politiques volontaristes de certaines rédactions, comme celle de RMC. Et ce, alors que la profession de journaliste s’est simultanément féminisée (48,6 % de femmes en 2025, selon les chiffres de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels, contre 47,9 % en 2022). Pour objectiver cette persistance des inégalités de genre, l’enseignante-chercheuse Sandy Montañola, qui travaille au laboratoire CNRS Arènes (université de Rennes), a mené une étude en s’appuyant sur près de 2 000 questionnaires remplis en ligne par des journalistes, ainsi que sur les réponses de directions de médias de presse écrite, de la radio et de la télévision. 17 % des effectifs Selon ses calculs, les femmes n’étaient que 17 % en moyenne parmi les 65 rédactions françaises de sport étudiées en 2025 (une année considérée comme « neutre » car sans compétition sportive d’ampleur), contre 15 % en 2022, selon la précédente étude menée par la même chercheuse. Mais, plus qu’une féminisation au ralenti, cette progression de 2 points serait surtout due à une diminution du nombre d’hommes journalistes sportifs dans la même période, analyse Sandy Montañola. Cette dernière, également responsable de la formation en journalisme de l’IUT de Lannion (Côtes-d’Armor), souligne qu’un quart des médias (24,6 %) ne comptent toujours pas de femmes dans leurs effectifs, et que « la féminisation se déroule souvent à bas coût ». « Les femmes sont davantage précarisées, avec des postes de pigistes, d’alternantes ou de temps partiels, et n’ont pas autant accès aux postes à responsabilité », rappelle Syanie Dalmat, grand reporter à L’Equipe, et coprésidente de l’association. Il vous reste 45.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Une étude met en lumière la trop lente féminisation du journalisme sportif
L’association Femmes journalistes de sport publie, mardi 2 juin, une étude chiffrée sur la quasi-absence d’évolution des rédactions vers davantage de parité au sein des rubriques sportives.







