Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sport Sport Sport Football Football Football Depuis le 1ᵉʳ juin 2025 en Angleterre, les joueuses transgenres ne peuvent plus évoluer en équipe féminine. En France, où aucune mesure de cette nature n’a été prise, le quotidien des premières concernées n’est pas toujours simple. Article réservé aux abonnés L’interdiction est entrée en vigueur il y a un an. Depuis le 1er juin 2025, les footballeuses transgenres de plus de 13 ans n’ont plus le droit d’évoluer au sein des équipes féminines en Angleterre. Aucune mesure de cette nature n’a été prise en France et aucun protocole spécifiquement consacré à l’intégration des joueuses concernées n’existe. Cependant, la fédération (FFF) « travaill[e] sur un règlement », précise au Monde Jean-Bernard Moles, coprésident du comité de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et les discriminations, affilié à l’instance. Pour l’heure, les footballeuses transgenres peuvent concourir en compétition à condition que leur changement d’état civil ait été validé juridiquement, sans nécessité d’une opération chirurgicale préalable, et au cas par cas. Il n’en demeure pas moins qu’en raison de la décision prise le 27 mars par le Comité international olympique de rétablir des tests de féminité à compter des Jeux de Los Angeles 2028, Irysse Machometa redoute une issue semblable à terme. « Un de ces quatre, mon tour viendra, estime la milieu de terrain de 30 ans. Tôt ou tard, je ne pourrai plus [jouer]. » Laëtitia Salzard salue l’accueil chaleureux que lui ont réservé son entraîneur et ses coéquipières lors de ses premiers pas avec le CS Blénod (Meurthe-et-Moselle), au début de l’exercice 2023-2024. « Je venais d’Interdistrict, c’est-à-dire deux divisions en dessous de Régional 1. Je n’avais pas inscrit un seul but lors de la préparation [d’avant-saison], et, pour le premier match de championnat à domicile, j’arrive dans le vestiaire, je vois mon numéro parmi les titulaires. Je me suis dit : “Attends, il fait quoi le coach ?” », raconte l’attaquante, désormais licenciée à l’AS Montigny-lès-Metz (Moselle). Ce jour-là, elle trouvera le chemin des filets à quatre reprises, son équipe s’imposera 7 à 2 et la joueuse recevra de nombreux mots d’encouragement de ses partenaires. Il vous reste 75.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.