Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sport Sport Sport Dans un rapport de 80 pages remis aux sénateurs mardi, la juridiction financière pointe l’absence de doctrine claire et de hiérarchie des priorités dans l’octroi des subventions par l’opérateur de l’Etat. Article réservé aux abonnés Une enveloppe limitée, des crédits trop saupoudrés, des projets de taille modeste financés selon des procédures complexes et en l’absence d’une doctrine claire de fléchage des subventions… Saisie par la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes multiplie les critiques dans le rapport qu’elle publie, mardi 30 juin, sur le financement des grands équipements sportifs par l’Agence nationale du sport (ANS). La juridiction financière ne remet pas en cause l’existence ni la pertinence de l’opérateur de l’Etat en matière de politiques sportives, sans lequel « la plupart des projets ne se feraient pas », notent les magistrats. Mais, au fil des 80 pages du rapport, que Le Monde a pu consulter avant sa présentation aux sénateurs dans l’après-midi, elle dresse l’ensemble des dysfonctionnements qui nuisent à l’efficience de l’« Agence ». Entre 2020 et 2025, l’ANS a consacré 70 millions d’euros par an – sur un budget de 410 millions en moyenne – au cofinancement, avec les collectivités territoriales, des équipements sportifs structurants. Or, pointe la Cour des comptes, cette qualification d’« équipements structurants » ne repose sur aucune définition juridique. Les infrastructures lourdes, comme les gymnases, les piscines ou les pistes d’athlétisme en font évidemment partie, mais aussi les skateparks, les boulodromes ou les sites de blocs d’escalade, recense la Cour dans son rapport. Ce qui n’aide pas à la clarté de l’objectif affiché. Il vous reste 67.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.