Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans étrangers Romans étrangers Romans étrangers Actant la rupture entre un fils et son géniteur, ce texte à forte tonalité autobiographique du romancier guatémaltèque marquait aussi son entrée en littérature, en 2003. Article réservé aux abonnés « Saturne » (Saturno), d’Eduardo Halfon, traduit de l’espagnol par David Fauquemberg, 75 p., 12,50 €, numérique 9 €. Voici un livre dont la gravité surprendra les lecteurs d’Eduardo Halfon. Saturne, son premier ouvrage, qui reparaît aujourd’hui dans une nouvelle traduction après une publication initiale en 2011 (MEET), n’a rien de l’humour de Signor Hoffman ni de la verve enlevée de Monastère (Quai Voltaire, 2015 et 2014). Parue en 2003 au Guatemala, alors que l’auteur a 32 ans, cette novella a tout, au contraire, de la Lettre au Père, de Franz Kafka (1919). Conçu comme une missive à charge, ce texte à forte tonalité autobiographique est lui aussi l’occasion d’un règlement de comptes. Implacable vouvoiement Que reproche le narrateur à son géniteur ? De l’indifférence à son égard, la primauté des affaires sur l’attention à son enfant, un certain autoritarisme et une façon tyrannique de vouloir lui imposer une identité juive. Soit autant de travers qui seront explorés plus en détail, mais aussi tempérés quinze ans plus tard dans Deuils (Quai Voltaire, 2018), magnifique roman sur un secret de famille – la mort en bas âge d’un oncle paternel. Il vous reste 66.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Avec « Saturne », qui reparaît dans une nouvelle traduction, l’écrivain Eduardo Halfon offre une splendide lettre au père
Actant la rupture entre un fils et son géniteur, ce texte à forte tonalité autobiographique du romancier guatémaltèque marquait aussi son entrée en littérature, en 2003.








