Publié le 01/06/2026 17:30
Mis à jour le 01/06/2026 17:54
Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min
Les enseignes lancent désormais leurs propres marques de cosmétiques, de crèmes, gels douche ou encore compléments alimentaires, nettement moins chère que les grandes marques. Que valent ces produits, et comment sont-ils fabriqués ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Dans les rayons d'une officine à Lodève (Hérault), au milieu des marques nationales de crèmes solaires, d'hygiène ou de beauté apparaissent des marques distributeurs, créées par des pharmacies elles-mêmes. “On va avoir des gels pour les cheveux, nos parfums qui sortiront cet été, les probiotiques et la micronutrition”, détaille Carole Doumergue, pharmacienne. Sur le même principe qu’en grande surface, les marques distributeurs sont plus abordables : 30 à 40% moins chères que la concurrence. L’initiative est saluée par les clients. “C'est quand même des pharmaciens, donc on leur fait confiance”, avance une femme. “Ça peut être bien, ça peut apporter des produits moins chers et intéressants”, estime une autre. La pharmacie fait partie d'un groupe qui compte 1 900 officines, et une quinzaine de marques distributeurs. Les produits sont en partie fabriqués à Vendargues (Hérault). “Sur cette encapsuleuse, tous les ans Hygie31 produit plus de 40 millions de gélules, de compléments alimentaires pour à peu près une centaine de références”, explique Pascal Fontaine, le directeur commercial d’Hygie31. Ceci grâce à une réduction des intermédiaires : pour ses compléments alimentaires par exemple, le groupe affirme être 50% moins cher. “Quand vous sautez une étape, vous allez directement du producteur au consommateur”, poursuit Pascal Fontaine. Une équipe de France Télévisions a demandé à la docteure Christine Lafforgue, dermopharmacologue, de comparer des produits d’une marque distributeur à des produits de marques nationales. Pour elle, la différence est assez minime. “Dans les deux cas, on a des éléments hydratants en quantité a priori non négligeable, vu la position sur la liste des ingrédients”, observe-t-elle. Sauf dans certains cas. “Lorsque vous avez un vrai problème cutané ou quand vous recherchez une fonction très précise, peut-être que là, des produits avec une marque qui sont connus, référencés, sont plus appropriés”, nuance-t-elle. Les marques distributeurs ne représentent pour l’instant que 1,2% des ventres libres en officine. Mais les chiffres progressent d’année en année. Dans un marché très concurrentiel, la France compte près de 20 000 pharmacies.








