Publié le 02/06/2026 16:47

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Les crèmes solaires d'entrée de gamme nous protègent-elles aussi bien que les autres ? Dans le cas contraire, quelles différences ? Faut-il forcément mettre le prix pour éviter les coups de soleil ? Éléments de réponse.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Quand le soleil brille, elles entrent en scène pour devenir nos boucliers anti-UV. Les crèmes solaires se déclinent dans des formats différents, allant de quelques euros à plusieurs centaines d'euros le litre. À Marseille (Bouches-du-Rhône), où le soleil brille 300 jours par an, s'appliquer de la crème solaire est un réflexe pour un couple.Ils optent pour l'indice 50 afin de protéger petits et grands. Ils ont acheté un tube pour une vingtaine d'euros en parapharmacie. "J'ai pas regardé le prix, j'ai regardé pour qu'il soit pour tout le monde. Le prix, on sait que ça peut être un indice de qualité, mais on sait aussi que c'est trompeur", confient-ils. Plusieurs critères sont importants pour le père du petit Jean-Baptiste. "On choisit qu'il est marqué compatible avec les enfants, donc tolérance pédiatrique. Un gros indice et, si possible, un gros volume", précise-t-il.Faut-il payer plus cher pour être mieux protégé ? Pouvons-nous avoir confiance dans les crèmes premiers prix ? Pour vérifier, une équipe de France Télévisions a acheté quatre crèmes solaires avec le même indice de protection, mais à des prix bien différents : de 4,99 euros dans un magasin discount jusqu'à 32,90 euros dans une enseigne de cosmétique bio. Elles ont été apportées dans un laboratoire spécialisé. Jean-Claude Hubaud, expert en protection solaire, analyse d'abord l'indice de protection de chaque crème. "On voit que les niveaux de protection sont tout à fait satisfaisants. Donc, les quatre protègent correctement le consommateur", assure-t-il.Toutes les crèmes tiennent leurs promesses. Alors, pourquoi de telles différences de prix ? L'expert va décrypter leur composition. Il pèse chaque échantillon. Surprise, le poids diminue à vue d'œil. "On voit que ça s'évapore. L'ingrédient le plus important, c'est l'eau. Le deuxième ingrédient, c'est l'alcool. C'est très embêtant d'utiliser de l'alcool dans une crème solaire parce que l'alcool sèche la peau. Le soleil aussi", explique le spécialiste. L'alcool, un ingrédient moins cher, se retrouve dans les crèmes premiers prix. Résultat, il faut en remettre plus souvent. C'est le cas aussi pour les filtres solaires chimiques, car ils pénètrent dans la peau. S'ils sont minéraux, ils restent à la surface, mais sont plus chers.La version naturelle de cet ingrédient contre les UV est utilisée dans un atelier de cosmétiques bio. "Dans ce seau, vous avez une texture un peu blanchâtre. L'oxyde de zinc, qui est le filtre minéral, va être pesé et ajouté dans la marmite pour fabriquer la crème solaire liquide", montre Nil Parra, le cofondateur de la marque "Comme Avant". France Télévisions a fait le calcul. Leur crème est deux fois plus chère que la moyenne des crèmes testées auprès de l'expert. "Alors déjà, le filtre minéral est plus cher. Puis vous avez d'autres matières, d'autres ingrédients, notamment des huiles qui sont bien plus chères, et la fabrication qui est artisanale. Ici, pas de grosse machine", justifie Nil Parra.Mais le prix n'est pas seulement ce qui compte, selon Jérémy Lupu, dermatologue. "La meilleure crème solaire, ça va être celle que vous aimez et celle que vous allez pouvoir réappliquer. Il faut trouver une texture qui soit agréable, et quelque chose que vous allez pouvoir remettre", avance-t-il. Car, selon ce professionnel, la crème solaire s'applique toutes les deux heures et après chaque baignade.