Publié le 20/05/2026 16:32

Mis à jour le 20/05/2026 17:31

Temps de lecture : 2min - vidéo : 3min

L'enquête du "13 Heures" se penche sur les tout petits prix des vêtements de supermarchés ; ils concurrencent de plus en plus les marques traditionnelles, et les rayons de textile chez Auchan, Carrefour ou encore Leclerc prennent de plus en plus de place. Comment la grande distribution parvient-elle à casser autant les prix ? Et quelles garanties côté qualité ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Elles font partie des rayons de nos grands magasins : Tex pour Carrefour, Tissaia pour Leclerc, Inextenso pour Auchan… Des marques de vêtements de la grande distribution pour hommes et femmes à petits prix. Exemple : 14,99 euros pour un sweat-shirt, 16 euros pour un jean. "Un jogging à 4,99 euros pour traîner, c'est pas mal, ou pour aller dans le jardin", commente une cliente. "Je pense que souvent les prix sont abordables et c'est super, c'est pas cher en général et la qualité est convenable", juge une autre.Comment sont-ils fabriqués ? Comment connaître leur provenance et leur impact sur la planète ? Exceptionnellement, Auchan nous a ouvert les portes de son secteur textile. Autour de la table, les stylistes et les modélistes travaillent sur la prochaine collection. Des vêtements fabriqués majoritairement à l'étranger pour optimiser les coûts : "Nous avons la plupart des fournisseurs en Asie, nous travaillons aussi un petit peu avec la Turquie", explique Elisabeth Lombo, modéliste - Auchan Retail. "Et un tout petit peu aussi de Made in France, mais ça, c'est vraiment plus anecdotique dans notre collection. Ça représente entre 1 et 2 % de la totalité de nos produits", ajoute Stéphanie Zangerlin, chef de produit textile - Auchan.Et pour tirer les prix vers le bas, chaque détail compte. "Si on met un zip, ça va forcément coûter plus cher. Au bas de manche, on va avoir un petit élastique, donc c'est moins cher." À l'arrivée, une doudoune hypercompétitive : "Celle-ci va être à 39,99. Donc, ce qui est quand même un très bon prix pour ce type de doudoune, sachant que chez nos concurrents, elle peut facilement dépasser les 100 euros", pointe Stéphanie Zangerlin.Quelles sont les conséquences pour la planète ? Depuis quelques semaines, certaines enseignes affichent le coût environnemental des vêtements. C'est le cas de Carrefour. Démonstration : "Il y a un système de notation, celui du gouvernement, qui est le coût environnemental. Donc là, il représente l'impact environnemental. Plus il est élevé, plus l'impact est important. Et ici, on a un score qui est le fashion score, qui est développé par une société privée. Lui va valoriser sur 100. Donc, on a une note plus simple à comprendre. Et je dirais qu'après, c'est aux clients de se dire lequel ils préfèrent, à quel moment ça donne du sens pour eux", précise Bertrand Swiderski, directeur de la responsabilité sociétale des entreprises - Groupe Carrefour.De nouveaux outils jugés utiles par ses clientes : "Oui, ça pourrait être un critère supplémentaire dans l'achat de mes produits", estime l'une d'elles. "Je pense que je regarderai effectivement, parce que c'est vrai, il faut que tout le monde fasse des efforts à ce niveau-là", juge une seconde. Dans les prochains mois, le groupe Carrefour va déployer cet étiquetage sur l'ensemble de ses produits textiles.Inextenso, la marque de vêtements d'AuchanTex, la marque de vêtements de CarrefourClear Fashion, application qui permet de mesurer l'impact environnementalListe non exhaustive.