Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag On ne l'avait pas vu venir On ne l'avait pas vu venir On ne l'avait pas vu venir Chronique Guillemette Faure Dans sa chronique, Guillemette Faure met en lumière les transformations invisibles de notre époque. Cette semaine, le combat contre l’inflation des notes, censé rendre leur valeur aux diplômes. Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Pendant quarante ans, les ministres de l’éducation nationale ont annoncé des taux de réussite aux examens en hausse constante, comme on affiche des indices de croissance. Changement d’époque, depuis peu, ils communiquent sur la baisse attendue des résultats, comme s’il s’agissait d’une politique de rigueur courageuse. Après la promesse des « 80 % d’une génération au bac » lancée dans les années Chevènement (on approche aujourd’hui des 76 %), voici venu le temps du « vous allez voir ce que vous allez voir ». Le 19 mai, le ministre Edouard Geffray expliquait en conférence de presse que les copies avec des fautes d’orthographe ne devraient plus avoir la moyenne. « Il faut s’attendre à une chute assez drastique du taux de réussite au brevet », avait-il déjà promis en avril. « Oui, il y aura probablement moins d’élèves que les années précédentes qui auront leur brevet », s’enorgueillissait avant lui Gabriel Attal, alors premier ministre, en annonçant la fin des correctifs académiques (ajustements appliqués aux notes après correction des copies, pour gonfler les résultats au sein des académies), en avril 2024. Il vous reste 79.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les ronchons des bonnes notes : « Si tout le monde a 18, ça n’a aucun intérêt »
CHRONIQUE. Dans sa chronique, Guillemette Faure met en lumière les transformations invisibles de notre époque. Cette semaine, le combat contre l’inflation des notes, censé rendre leur valeur aux diplômes.











