Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Éducation Éducation Éducation Analyse Sylvie Lecherbonnier Eléa Pommiers Alors que se multiplient les inquiétudes sur la dévalorisation des diplômes, la question est de garantir que la massification tienne ses promesses d’élévation sociale pour tous. Publié aujourd’hui à 08h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Le ministère de l’éducation nationale le laisse entendre depuis plusieurs semaines : moins d’élèves quitteront le collège et le lycée diplômés du brevet et du bac en juillet. Un choix assumé pour la première fois depuis quatre décennies. Le ministre de l’éducation, Edouard Geffray, a, le 19 mai en conférence de presse, dressé la liste des mesures qui pourraient conduire à cette baisse des taux de réussite. Pour le baccalauréat, alors que les règles du rattrapage deviennent plus strictes, « toute copie qui n’a pas un niveau suffisant en termes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire » ne pourra pas avoir la moyenne. Pour le brevet, le renforcement de l’examen terminal et l’abandon de la notation par compétences – des évolutions héritées du passage de Gabriel Attal à l’éducation nationale fin 2023 – pourraient faire diminuer la réussite à l’examen de 10 %, selon des projections ministérielles. Avec ces mesures, Edouard Geffray revendique l’« exigence » face à l’examen afin de garantir que « chaque diplôme a une valeur et atteste du niveau obtenu par les élèves ». Quarante ans après que le ministre de l’éducation nationale socialiste Jean-Pierre Chevènement (1984-1986) a proclamé l’ambition de porter 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat, cette baisse assumée du taux de diplômés marque une rupture notable. Si une confusion s’est installée – M. Chevènement parlait de 80 % d’une génération « au niveau » du bac et non pas « diplômée » du bac –, c’est bien la hausse des taux de réussite qui a été poursuivie depuis lors. Il vous reste 73.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Brevet et bac : la baisse annoncée des taux de réussite marque un tournant politique
ANALYSE. Alors que se multiplient les inquiétudes sur la dévalorisation des diplômes, la question est de garantir que la massification tienne ses promesses d’élévation sociale pour tous.









