Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Études sup Études sup Études sup Les universités françaises comme les établissements privés ouvrent moins de places sur Parcoursup alors que les demandes d’inscription dans l’enseignement supérieur sont en forte augmentation, en France. Article réservé aux abonnés L’offre d’enseignement supérieur sera-t-elle suffisante dès la rentrée 2026 ? La question peut-être posée. En effet, « 832 799 », c’est le nombre de naissances que la France a comptées en 2010 selon l’INSEE, un record pour ce siècle. Dix-sept ans plus tard, les anciens bambins sont devenus, pour la majorité, lycéens. En 2025, c’est 80 % d’entre eux qui obtiennent un baccalauréat. En 2024-2025, l’effectif de l’enseignement supérieur a franchi le seuil de 3 millions d’étudiants, soit une augmentation de 41 100 étudiants en un an, et les universités ont compté 1 631 500 inscrits. Parallèlement, le nombre de places proposées sur la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup est en berne avec une baisse de 43 000 places en 2025 et de 10 300 places en 2026. « Avec 675 000 places proposées dans la formation publique, l’Etat ne se donne plus les moyens d’accueillir toutes les bachelières et les bacheliers qui souhaiteraient s’y inscrire », analyse Hervé Christofol, enseignant-chercheur à l’université d’Angers et membre du bureau national du Syndicat national de l’enseignement supérieur, dans un article publié dans le mensuel SNESUP d’avril. Depuis plusieurs années, les universités françaises alertent sur leur sous-financement par l’Etat. « Le nombre de personnel permanent stagne, au mieux, alors que dans le même temps le nombre d’étudiants a considérablement augmenté », expose France Universités, association qui représente des établissements d’enseignement supérieur et de recherche publics. Il vous reste 70.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.