Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Universités Universités Universités Le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, souhaite qu’un débat s’ouvre sur ces sujets lors de la campagne présidentielle et estime qu’il « faut réfléchir à des mécanismes contributifs de la part des étudiants qui peuvent se le permettre ». Article réservé aux abonnés Des tabous ont sauté, à la faveur des Assises du financement des universités. En premier lieu, le montant des frais d’inscription payés par les étudiants français, avec la perspective d’une très forte hausse. Lors de la présentation à la presse des préconisations des rapporteurs, mercredi 24 juin, le ministre de l’enseignement supérieur a affiché son souhait qu’un débat s’ouvre à ce sujet lors de la campagne présidentielle. « On voit bien qu’on a besoin de plus d’argent dans les universités. Il faut donc augmenter les efforts publics, tout en réfléchissant à des mécanismes contributifs de la part des étudiants qui peuvent se le permettre », a déclaré Philippe Baptiste. Après cinq mois de travaux, avec l’objectif d’aboutir à un « diagnostic partagé » sur le modèle économique des établissements, les coprésidents des Assises – l’inspecteur général des finances Jérôme Fournel et l’ancien président d’université Gilles Roussel – ont appelé les universités à prendre un vrai virage en s’appropriant « toute une palette de recettes supplémentaires ». Le rapport propose de fixer le coût d’une année de licence à 900 euros (contre 178 euros) et celui d’une année de master à 1 300 euros (contre 254 euros), soit une augmentation de plus de 400 % qui « dégagerait autour de 1,5 milliard d’euros supplémentaires » pour les universités. Ces droits représenteraient ainsi jusqu’à 10 % des recettes des universités, contre 2,7 % aujourd’hui. Il vous reste 77.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.