Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Climat Climat Climat L’épisode de chaleur qui accable la France, qualifié d’« historique », « exceptionnel » et « inédit » pour un mois de mai par les climatologues, donne lieu à une recrudescence d’expressions de déni de la gravité de la crise climatique, voire de son existence même. Article réservé aux abonnés « C’est juste un dôme de chaleur », « on a déjà connu des températures élevées dans le passé », « arrêtez de vouloir nous faire peur ! ». Ces derniers jours, les commentaires climatosceptiques déferlent sur les réseaux sociaux, certains plateaux télévisés et dans les commentaires en ligne des articles de presse, dont ceux du Monde. L’épisode de chaleur qui accable la France hexagonale, qualifié d’« historique », « exceptionnel » et « inédit » à cette période de l’année par les climatologues, donne lieu à une recrudescence d’expressions de déni de la gravité de la crise climatique, voire de son existence même. Lundi 25 mai, le présentateur de CNews Pascal Praud, habitué aux saillies climatosceptiques, déclare que « non, ce n’est pas une chaleur exceptionnelle. Il y a des coups de chaud, à 30 °C, comme il y en a régulièrement fin mai ou début juin ». Le lendemain, le journaliste de RMC Daniel Riolo – un autre média coutumier de désinformation climatique – embraye, bravache : « Il fait chaud, basta ! Tu ouvres la fenêtre, tu mets un T-shirt, tu arrêtes de chouiner ! » Les faits scientifiques sont attaqués… jusqu’à la couleur des cartes météo. Au point que Kévin Floury, journaliste météo pour BFM-TV, a dû se livrer à une mise au point inhabituelle à l’antenne. « Voilà maintenant 48 heures que l’on reçoit des menaces, des insultes, parce que le rouge est indiqué sur les cartes météo », regrettait-il. Et de livrer une explication simple : la couleur dépend de l’écart avec les normales de saison. Or celui-ci atteint localement jusqu’à + 15 °C, voire + 17 °C. La chaîne a publié un article d’explication, tandis que sa société des journalistes a rappelé que « ces cartes ne déforment pas la réalité, mais rendent compte des faits ». Il vous reste 68.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La parole climatosceptique se déchaîne pendant la canicule, sur les réseaux et certains médias
L’épisode de chaleur qui accable la France, qualifié d’« historique », « exceptionnel » et « inédit » pour un mois de mai par les climatologues, donne lieu à une recrudescence d’expressions de déni de la gravité de la crise climatique, voire de son existence même.














