Monde EuropeEurope. Les Français vendent de plus en plus d'équipements militaires à Erevan. Au grand dam de Moscou et Bakou.Par Marie Penin (à Erevan)Publié le 28/05/2026 à 05:45bookmarkLe président français Emmanuel Macron et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian assistent à une cérémonie officielle de bienvenue à Erevan, en Arménie, le 5 mai 2026.via REUTERSLa saison des défilés militaires bat son plein. Après la parade russe, le 9 mai, l’Arménie organise la sienne ce 28 mai. Mais alors que Vladimir Poutine avait privilégié un format minimaliste, par peur d’attaques ukrainiennes, son homologue arménien, Nikol Pachinian a, lui, vu grand. Fanfare, colonnes de soldats, blindés flambant neufs… Dans un pays traumatisé par la guerre contre l’Azerbaïdjan et la perte du Haut-Karabakh en 2023, le Premier ministre, au pouvoir depuis 2018, entend promouvoir les thèmes de la survie nationale et d’une souveraineté retrouvée. Et, à dix jours des élections législatives, afficher les symboles visibles de sa nouvelle politique de sécurité.Nul doute que les équipements militaires qui défileront place de la République, dans le centre d’Erevan, seront scrutés par les experts étrangers. Pour la première fois, en effet, on y verra le canon français Caesar, qui a fait ses preuves sur le terrain ukrainien. Mais aussi des radars Thalès, des blindés Bastion et des missiles Mistral.
Missiles, canons Caesar… Le soutien de la France à l'Arménie irrite la Russie et l'Azerbaïdjan
Les Français vendent de plus en plus d'équipements militaires à Erevan. Au grand dam de Moscou et Bakou.














