Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement ERIC GRIGORIAN POUR « LE MONDE » International International International Arménie Arménie Arménie Par Faustine Vincent Publié aujourd’hui à 05h00, modifié à 06h53 Article réservé aux abonnés ReportageIrrité par le rapprochement de cette ancienne république soviétique avec l’Union européenne, Moscou multiplie les intimidations et les mesures de rétorsion à l’approche du scrutin, le 7 juin. Le premier ministre, Nikol Pachinian, est donné favori. Chaque jour, des centaines de roses invendues sont jetées à regret devant l’entrée du bâtiment, à côté de la serre. Depuis que Moscou a interdit l’importation des fleurs d’Arménie, fin mai, l’entreprise Vardeni, à Gumri, dans le nord-ouest du pays, ne sait plus comment écouler sa production, dont 80 % est habituellement exportée en Russie. « On les jette, on les donne ou on les vend à prix très bas », se désole Tsolak Chadryan, le cofondateur. Pour l’heure, ses 20 employés continuent de confectionner de jolis bouquets, en espérant que les restrictions seront bientôt levées. Moscou multiplie les menaces et les mesures punitives contre l’Arménie depuis que cette ancienne république soviétique du Caucase a accueilli, en mai, le sommet de la Communauté politique européenne – en présence du président ukrainien, Volodymyr Zelensky – et son premier sommet bilatéral avec l’Union européenne. La politique de diversification des alliances du premier ministre arménien, Nikol Pachinian, visant à réduire la dépendance à la Russie et à se rapprocher de l’Union européenne (UE), irrite au plus haut point le Kremlin, même si une rupture avec l’allié historique russe n’est pas à l’ordre du jour. Les pressions s’accentuent à l’approche des élections législatives du dimanche 7 juin, où le chef du gouvernement est donné largement favori pour remporter un troisième mandat face à 18 petits partis, en majorité prorusses. Outre les fleurs, la Russie a suspendu les importations d’eau minérale, de vin et de brandy, avant d’élargir l’interdiction aux tomates, concombres, poivrons et fraises, invoquant des violations des normes phytosanitaires. Elle a également menacé de suspendre les livraisons de gaz, de carburants et de diamants bruts, si le pays poursuivait son projet de rapprochement avec l’UE, dont le processus d’adhésion a été lancé par une loi en mars 2025. Il vous reste 77.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Arménie, des élections législatives cruciales sous la pression de la Russie
Irrité par le rapprochement de cette ancienne république soviétique avec l’Union européenne, Moscou multiplie les intimidations et les mesures de rétorsion à l’approche du scrutin, le 7 juin. Le premier ministre, Nikol Pachinian, est donné favori.










