Il est toujours à portée de main, ne répète pas vos secrets et ne se vexe pas si vous l’oubliez pendant des mois dans le tiroir de votre table de chevet… Le journal intime a tout du compagnon de vie idéal.
Souvent perçue comme une pratique réservée aux enfants et aux adolescents, la tenue quotidienne d’un journal intime est pourtant loin d’être marginale. Selon le ministère de la culture et le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), 7 % des Français âgés de plus de 15 ans tenaient un carnet personnel en 2020. Il suffit d’ailleurs d’observer les réseaux sociaux et les étals des papeteries pour constater l’essor du « journaling », le terme anglais désignant cette pratique.
Décompresser, réguler ses émotions, surpasser un traumatisme… Les diaristes – soit les personnes qui écrivent fréquemment dans leur carnet – sont nombreux à vanter les bénéfices de l’écriture au quotidien. Mais qu’en disent les recherches scientifiques ? En quoi le phénomène de catharsis peut-il aider à surmonter la vie et ses événements ? Et pourquoi la pratique d’écriture connaît-elle un engouement ces dernières années ?
A l’occasion de la Fête de l’écrit organisée le 26 mai par La Poste, cet épisode du podcast « L’Heure du Monde » décrypte les bienfaits de l’écriture sur la santé mentale. La journaliste Esther Michon témoigne de sa pratique personnelle et interviewe plusieurs spécialistes du sujet. Parmi eux, Nayla Chidiac, docteure en psychopathologie et psychologue clinicienne spécialiste du trauma, Xavier Alario, chercheur au CNRS et Guillemette Faure, journaliste, collaboratrice régulière du Monde.












