Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement ULRICH LEBEUF/MYOP POUR « LE MONDE » Politique Politique Politique Politique de l'emploi Politique de l'emploi Politique de l'emploi Par Thibaud Métais Publié aujourd’hui à 07h30 Article réservé aux abonnés Récit« Le Monde » a eu accès à des conversations entre agents de département autour de la loi « pour le plein-emploi ». Outils informatiques défaillants, appréciation inégale des situations… Les échanges montrent à quel point les services n’étaient pas préparés à la réforme. La promesse était celle d’un système plus efficace, plus juste, plus personnalisé. Avec la loi « pour le plein-emploi », appliquée depuis janvier 2024, le gouvernement entendait changer en profondeur l’accompagnement des demandeurs d’emploi : transformation de Pôle emploi en France Travail, inscription auprès de l’opérateur public élargie aux bénéficiaires du RSA, heures d’activité obligatoires… Et, pour veiller à la bonne application de ces mesures, de nouvelles sanctions ont été mises en place, par décret, depuis le 1er juin 2025. Près d’un an après la publication de ce texte, la réalité semble assez éloignée de l’engagement originel. Le décalage apparaît encore plus nettement lorsqu’on écoute les agents concernés par la réforme en parler entre eux, librement. Le Monde a eu accès à des discussions confidentielles entre des membres du personnel administratif (responsable insertion, référent pilotage RSA, etc.) de plusieurs départements. Trois webconférences consacrées à l’insertion ou aux « pratiques entre services départementaux sur le décret sanction », organisées en septembre 2025, janvier et avril, révèlent les hésitations de professionnels face à un dispositif qu’ils peinent eux-mêmes à interpréter. Il vous reste 87.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La réforme du RSA vue par ceux qui l’appliquent : « disparités de traitements », « notions subjectives », « système à deux vitesses »
« Le Monde » a eu accès à des conversations entre agents de département autour de la loi « pour le plein-emploi ». Outils informatiques défaillants, appréciation inégale des situations… Les échanges montrent à quel point les services n’étaient pas préparés à la réforme.
La loi « plein-emploi » (jan. 2024) peine sur le terrain : outils défaillants, traitements inégaux entre bénéficiaires RSA, sanctions actives depuis juin 2025. Des webconférences internes d'agents révèlent qu'un rollout sans préparation opérationnelle génère des disparités systémiques durables.











