De façon éphémère ou durable, l’occasion investit progressivement les centres commerciaux. Exemples au Chesnay et à Vélizy (Yvelines), à La Défense (Hauts-de-Seine) et à Saint-Maximin (Oise) avec des boutiques dédiées ou des corners chez certaines enseignes. « Depuis le Covid, c’est à la mode », assure une responsable.Vélizy-Villacoublay (Yvelines), le 6 mai. La P'tite Boutique est une ressourcerie éphémère affiliée à Emmaüs. Le magasin propose des objets et des vêtements de seconde main, du 18 avril au 27 juin, au centre commercial Vélizy 2. LP/Margot JeandidierLa seconde main dans un centre commercial, une hérésie ? Pas vraiment. Pour preuve, le centre commercial Parly 2 au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), pourtant historiquement tourné vers le « premium », s’y est mis. Ici, la friperie solidaire a su, en l’espace d’un an et demi, se faire sa place au milieu des grandes enseignes telles que Dior, Lancel ou Ralph Lauren. Et ce, malgré un déménagement, conséquence de l’arrivée programmée d’un nouveau commerce.« On souhaitait lui retrouver une cellule, elle marche super bien », indique Pauline Arion, la directrice du centre commercial des Yvelines aux 12 millions de visiteurs par an, qui assure que neuf et seconde main peuvent parfaitement faire bon ménage. « Tous les modes de consommation sont réunis dans un centre commercial, explique-t-elle. Il s’agit de répondre aux besoins de chacun des habitants de la zone de chalandise ».