Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Climat Climat Climat Une nouvelle génération de scénarios climatiques écarte le « RCP 8.5 », qui explorait un réchauffement de près de 5 °C en 2100. Donald Trump y voit la preuve d’un « alarmisme » des climatologues, mais les nouvelles projections restent cependant préoccupantes. Article réservé aux abonnés Pendant des années, elle a incarné le scénario du pire. La trajectoire climatique dite « RCP 8.5 », utilisée dans des milliers d’études scientifiques, imaginait un monde à près de 5 °C de réchauffement en 2100, alimenté par une explosion de la consommation de charbon. Ce scénario extrême a été écarté par un comité scientifique de référence, dont les travaux devraient alimenter les futurs rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Cette réévaluation technique n’avait pas vocation à sortir du champ de la recherche, jusqu’à ce qu’elle soit récupérée politiquement par Donald Trump. « Bon débarras ! », a lancé le président américain sur son réseau Truth Social, le 16 mai. Le milliardaire climatosceptique s’est félicité que le « Comité des Nations unies sur le climat vienne d’admettre que ses propres projections (RCP 8.5) étaient FAUSSES ! FAUSSES ! FAUSSES ! », et a dénoncé, une fois de plus, des « absurdités alarmistes sur le climat ». Le message, amplifié par la Maison Blanche et des médias conservateurs américains, a été présenté comme la preuve que les climatologues auraient « menti ». Une lecture trompeuse. Il vous reste 83.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pourquoi l’abandon du scénario climatique le plus extrême ne remet pas en cause la gravité du réchauffement
Une nouvelle génération de scénarios climatiques écarte le « RCP 8.5 », qui explorait un réchauffement de près de 5 °C en 2100. Donald Trump y voit la preuve d’un « alarmisme » des climatologues, mais les nouvelles projections restent cependant préoccupantes.












