Andrew Dessler, professeur de sciences atmosphériques à l’université A&M du Texas, le 7 juin 2024, à l’université de College Station, au Texas. LEKAN OYEKANMI / AP

C’est un travail de sape de la science climatique d’une rare gravité. Début août, le département de l’énergie américain (DOE) publiait un rapport remettant en cause le consensus sur le réchauffement anthropique, à rebours de plusieurs décennies d’expertise. Mardi 2 septembre, 85 climatologues de renom ont dénoncé cette manœuvre, dans une contre-expertise sans appel. Dans cette étude de plus de 400 pages, ils concluent que le rapport de l’administration Trump est émaillé d’erreurs, de manipulations, d’omissions, de failles méthodologiques ou encore de références à des recherches discréditées.

Le document du DOE, qui conteste l’augmentation du nombre de phénomènes météorologiques extrêmes, la hausse des températures enregistrées aux Etats-Unis ou encore les effets délétères des émissions de CO2, « tourne la science en dérision », tranche Andrew Dessler, professeur en sciences atmosphériques à l’université A&M du Texas, qui a coordonné la revue de littérature.

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