Le président américain Donald Trump s’est récemment félicité que des scientifiques aient revu à la baisse le scénario climatique le plus pessimiste. Mais il a occulté l’abandon du scénario le plus optimiste.Un comité international de scientifiques du climat a publié le mois dernier un article de recherche mettant à jour les scénarios utilisés par les chercheurs et intégrés aux rapports de référence du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC.Cette étude, technique, a suscité un regain d’intérêt lorsque Donald Trump l’a citée sur son réseau pour affirmer que les projections les plus pessimistes des experts s’étaient révélées « fausses ».Detlef Van Vuuren, auteur principal de l’étude et chercheur à l’agence néerlandaise d’évaluation environnementale PBL, est formel : c’est une « interprétation totalement erronée » des conclusions, dit-il à l’AFP.Scénario catastropheIl y a une quinzaine d’années, les scientifiques avaient établi six scénarios d’émissions de gaz à effet de serre, et donc de réchauffement du climat sous l’influence des activités humaines.Le scénario le plus extrême (RCP8.5 puis SSP5-8.5) décrivait un avenir où l’humanité continuerait de brûler sans relâche pétrole, gaz et charbon, responsables principaux du réchauffement climatique.Selon le dernier rapport du GIEC, publié en 2023, il aurait amené les températures mondiales à augmenter de 3,3 à 5,7 °C d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels (1850-1900), avec une projection médiane de 4,4 °C.Le scénario le plus optimiste prévoyait à l’époque une réduction forte des émissions et un réchauffement limité à environ 1,5 °C, avec un léger dépassement temporaire.
Le pire des scénarios climatiques est écarté, mais le meilleur aussi
Donald Trump a récemment affirmé que les projections les plus pessimistes des experts s’étaient révélées «fausses».













