Papier de la maternité colombienne annonçant la naissance d’Elisabeth. Ses deux pères, Cédrik et Nicolas, tentent de faire reconnaître la paternité de ce dernier. Dans le Val-de-Marne, le 21 mai 2026. LUCIEN LUNG/RIVA PRESS POUR « LE MONDE »
La bonne nouvelle est arrivée alors que leur fils allait fêter ses 4 ans. En février, Olivier et Stéphanie (tous les parents cités ont requis l’anonymat) ont appris que la demande d’adoption déposée en France – par Stéphanie – après la naissance, en Ukraine, de leur petit garçon, Nino, issu d’une gestation pour autrui (GPA) – une pratique interdite en France – était enfin acceptée. « On n’a pas encore reçu le document définitif, mais notre avocate a été informée de la décision rendue par la cour d’appel », se réjouissent les deux parents, âgés tous deux de 47 ans.
L’annonce clôt un marathon administratif et judiciaire entamé à leur retour en France, en février 2022. Le couple de Seine-et-Marne, dont Le Monde avait raconté le parcours percuté par le déclenchement de la guerre en Ukraine, se trouvait à Kiev pour assister à l’accouchement de la mère porteuse de leur enfant, quand l’invasion russe avait débuté, les contraignant à quitter la capitale ukrainienne en catastrophe, leur bébé de 6 jours dans les bras. Avec, comme seuls documents, un rapport d’accouchement de la maternité et une lettre d’abandon, manuscrite, signée par la mère porteuse, citant leurs deux noms.











