Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Chronique Alain Frachon Chroniqueur au « Monde » Dans sa chronique, Alain Frachon souligne que l’intelligence artificielle fait émerger des outils de nature à semer la destruction et la terreur dans le cyberespace, lieu dont dépend une partie croissante de nos vies quotidiennes. Publié aujourd’hui à 15h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Au mitan de la guerre froide, Américains et Soviétiques décidèrent de soumettre leurs arsenaux nucléaires à quelques règles communes. Dotés de la capacité de faire sauter plusieurs fois la planète, les deux géants du nucléaire militaire voulaient empêcher l’irrémédiable « bavure » – tir de missile par inadvertance, accident technologique, erreur d’interprétation. On allait réguler, un peu, la course aux armements nucléaires. Faudra-t-il faire de même avec l’intelligence artificielle (IA) ? Entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, le conflit a couru jusqu’aux années 1989-1991. Par « clients » interposés, les combats eurent lieu en Amérique latine, en Asie et en Afrique. En Europe, comme ailleurs, la dissuasion nucléaire interdisait l’affrontement direct. La course aux armements atomiques faisait l’objet d’un dialogue et d’accords qui en limitaient certains développements. Avec le nucléaire, l’enjeu commandait un minimum de prudence. Aujourd’hui, bataillant pour la prépondérance mondiale, les deux grands de l’IA, Américains et Chinois, savent ce qui les départagera : la technologie – à usage dual, civil et militaire – et particulièrement l’IA, ainsi que l’informatique quantique. Ce qui ramène à cette question : le potentiel de dangerosité de l’IA est-il tel qu’on doive encadrer l’exploitation d’une pareille innovation ? A en croire le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, qui a participé au sommet américano-chinois des 14 et 15 mai, la réponse est oui. Le sujet doit faire partie de conversations à venir entre la Chine et les Etats-Unis, a-t-il dit. Il vous reste 72.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.