Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Le vice-président senior technologie et société de Google regrettent que les innovations de son groupe ne soit pas déployées en France, pays qu’il juge trop réfractaire. Il se veut rassurant sur les risques que représente l’intelligence artificielle sur l’emploi. Article réservé aux abonnés En ces journées où Google présentait, sur son superbe campus de Montain View, les innovations de l’année, celles qui vont aider l’intelligence artificielle (IA) à se diffuser sur la planète, James Manyika, vice-président senior technologie et société de Google, avait manifestement envie de parler de la France. Pour tirer la sonnette d’alarme. L’entretien commence, ce mercredi 20 mai, par de petits échanges faussement anodins. « Je reviens de la Côte d’Azur, j’étais au Festival de Cannes. L’un de nos films [le court métrage de Dustin Yellin, “Goodnight, Lamby”, produit notamment avec GoogleDeepMind] faisait partie de la sélection officielle et impliquait l’utilisation de l’IA mais aussi des acteurs hybrides, et c’est un film merveilleux », commence d’emblée ce diplômé d’Oxford en IA, ancien conseiller des administrations Obama et Biden, qui rapporte directement au PDG de Google, Sundar Pichai. Mais lorsqu’on demande à ce natif du Zimbabwe ce qu’il répond aux Français qui disent qu’il ne faut pas aider les films faits avec l’IA, la réponse fuse : « Même les réalisateurs français diraient qu’ils ne sont pas d’accord avec cela. C’est un outil. La créativité et l’art évoluent toujours avec les outils technologiques. Les artistes et les créateurs devraient donc utiliser cet outil là où ils le souhaitent, pour faire de l’art. Mais ce sont des choix individuels que les conteurs et les cinéastes doivent faire. » Il vous reste 75.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.