Alors que les vidéos de souffrance animale dans les élevages se multiplient, le projet de loi d’urgence agricole, examiné cette semaine à l’Assemblée nationale, souhaite sanctionner davantage le fait de s’introduire dans un bâtiment agricole.Depuis sa création en 2008, l'association L214 a été poursuivie en justice 28 fois pour ses intrusions dans des élevages, mais a obtenu plusieurs victoires grâce à ses vidéos choc. Hans Lucas via AFP/Quentin TopEn 2019, Bastien Lachaud, le député LFI de Seine-Saint-Denis, s’introduit de nuit dans un élevage porcin des Côtes-d’Armor pour dénoncer « les conditions de vie ignobles des animaux ». Attaqué en justice, l’élu sera finalement relaxé. Mais la FNSEA s’était à l’époque indignée de ce mode d’action du parlementaire. « Cette violation de propriété, de la part d’un élu, est scandaleuse et inadmissible ! » fulminait le principal syndicat agricole, qui avait appelé l’éleveur à porter plainte et demander à la justice de « sanctionner sévèrement toutes les infractions de ce type ».L’un des volets de la loi d’urgence agricole pourrait donner satisfaction aux agriculteurs en suggérant de condamner à « trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende toute intrusion dans un local à usage agricole ».
« On veut nous bâillonner… » : les lanceurs d’alerte craignent d’être réduits au silence par la loi d’urgence agricole
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