Le député conservateur canadien Michael Chong, en visite cette semaine à Taïwan malgré la désapprobation de Pékin, a dit mercredi à l’AFP avoir voulu faire preuve de solidarité à travers son déplacement sur l’île revendiquée par la Chine.Le porte-parole de l’opposition officielle en matières d’affaires étrangères a rencontré le président Lai Ching-te et d’autres hauts responsables taïwanais. Son voyage se termine jeudi.« Il est important de montrer de la solidarité avec Taïwan et de montrer clairement que l’Occident observe la situation et que nous sommes mobilisés, et que si une action unilatérale est menée contre Taïwan, Pékin devra en payer le prix fort », a-t-il déclaré à l’AFP.Récemment, l’ambassadeur de Chine au Canada a déclaré au Globe and Mail être en défaveur de tout événement officiel entre des parlementaires canadiens et des responsables taïwanais.Or, pour Michael Chong, ce n’est pas à Pékin de dicter « où nous pouvons nous rendre au niveau international ».Le député a été sanctionné par la Chine en 2021 après avoir critiqué Pékin pour son traitement de la minorité des Ouïghours. En 2023, le Canada avait expulsé un diplomate chinois accusé d’avoir tenté d’intimider M. Chong et sa famille hongkongaise. La Chine avait réagi en expulsant un consul canadien.Au mois de janvier, les relations sino-canadiennes ont toutefois pris un nouveau virage, avec une rencontre en Chine entre le premier ministre canadien Mark Carney et le président Xi Jinping — la première de dirigeants des deux pays en quelque huit années.M. Carney avait alors scellé, selon ses termes, « un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane » avec Pékin.